La Provence Préhistorique

 
 
Les premiers hommes arrivent en Provence vers –1.000.000. Ce sont des populations nomades formant des bandes de quelques dizaines d’individus. Ils vivent principalement sur la côte suivant les troupeaux de gibiers. Les passages de ces bandes nomades sont attestés par de nombreux vestiges.
Vers –950.000, ils abandonnent des galets et des restes d’animaux (bovidés, hippopotame, rhinocéros) dans la grotte du Vallonet, sur la commune de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes).
Vers –600.000, un des touts premiers foyers d’Europe occidentale est découvert dans la grotte de l’Escale à Saint-Estève-Janson (Bouches-du-Rhône). Le site de Terra Amata révèle un autre foyer ainsi que des outils (-400.000). En 1991, la découverte de la grotte Cosquer (entre -27.000 et -19.000), dans les calanques marseillaises, atteste de l’existence d’un art pariétal en Provence : bisons, phoques, pingouins, bouquetins, chevaux et empreinte de mains en négatif. La grotte est aujourd’hui à 35m en dessous du niveau actuel de la mer.
Vers –6.500, l’homme demeure un chasseurs-cueilleurs, mais la domestication du mouton et l’apprentissage de l’agriculture ouvrent la période du Néolithique.
Durand la période du Néolithique (-6000 à –2000), l’homme se sédentarise peu à peu pour devenir agriculteur et éleveur. Toute la région provençale est alors peuplé. Les productions de céramiques décorées avec des coquilles (cardium) témoignent de l’importance de ces populations vivant désormais au sein de communautés organisées le long des principales voies de circulation.
A l’époque protohistorique (-2500 à -900), les sites de hauteurs entourés de remparts deviennent des foyers humains actifs : dolmens à Draguignan (Var), hypogées de Fontvieille révèlent des pratiques sacrées et funéraires. La Vallée des Merveilles (Mont Bégo, Alpes-Maritimes) constitue un précieux témoignages avec plus de 40.000 gravures rupestres : figures humaines, sorcier, poignards, etc…

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